L'APR conteste la loi d'amnistie interprétée à l'Assemblée nationale
Après l’adoption de la proposition de loi interprétant la loi d’Amnistie par l’Assemblée nationale, le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) a publié, le 2 avril 2025, une déclaration fermement opposée à l’adoption, par la majorité parlementaire, d’une loi qualifiée d’interprétation de la loi d’amnistie.
L’APR accuse cette loi d’avoir pour objectif de « disculper les responsables et auteurs de délits et de crimes », tout en « ciblant » les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ces dernières, qui ont été saluées pour leur rôle dans la lutte contre le « projet insurrectionnel » du Pastef, seraient désormais stigmatisées et criminalisées pour leur implication dans la préservation de l’ordre républicain. Le SEN dénonce une manœuvre qu’il attribue à Ousmane Sonko, qu’il accuse de vouloir « déstabiliser les institutions » dans un dessein de « vengeance et de règlement de comptes ».
Dans cette optique, l’APR annonce son intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Conseil Constitutionnel. Selon l’APR, cette loi viole la Constitution en raison de son caractère « partial et sélectif » et de son atteinte au principe d’égalité des citoyens devant la loi. Cette démarche témoigne de la détermination de l’APR à contrer ce qu’elle considère comme une dérive institutionnelle pilotée par le Pastef.
igfm
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